Pick Sell
Une vitrine à deux univers : montres modifiées et matériel informatique reconditionné, dans un seul site qui ne se marche pas dessus.
Deux activités très différentes devaient cohabiter sans se marcher dessus : d'un côté l'horlogerie — montres modifiées, reconditionnées, réparation et personnalisation — de l'autre l'informatique reconditionnée, avec reprise de matériel. Le site les sépare visuellement dès la page d'accueil, tout en partageant le même catalogue et le même back-office.
Ce que le site fait
Deux catalogues
Produits, fiches détaillées et services propres à chaque univers, avec leurs codes visuels distincts.
Les services
Réparation et personnalisation côté horlogerie, réparation et reprise côté informatique, chacun avec sa page et sa demande de devis.
Le back-office
Neuf écrans : produits, services, contenus, bandeaux d'accueil, couleurs, contacts, devis et statistiques.
Pas de panier
Un choix assumé : la vente se conclut sur Vinted, par WhatsApp ou par mail. Pas de paiement à sécuriser, pas de stock à tenir à jour.
Des formulaires que le client change lui-même
C'est la partie du site dont je suis le plus content, et elle ne se voit pas. Les demandes de devis — réparation d'une montre, personnalisation, reprise d'un ordinateur — n'ont pas les mêmes champs, et ces champs changent avec l'activité.
Plutôt que d'écrire chaque formulaire en dur, la liste des champs est une donnée, rangée en base et modifiable depuis l'administration. Ajouter une question à un devis ne demande ni développeur, ni redéploiement. La validation, elle, reste côté serveur : ce n'est pas parce que le formulaire est configurable qu'on fait confiance à ce qui arrive.
Un catalogue rapide qui reste à jour
Les pages du catalogue sont pré-calculées plutôt que fabriquées à chaque visite : le visiteur reçoit une page déjà prête, ce qui est à la fois plus rapide pour lui et moins coûteux en base. L'inconvénient habituel de cette technique, c'est le décalage — on modifie un prix et l'ancienne page continue d'être servie.
La réponse a été de faire invalider le cache par l'administration elle-même : chaque enregistrement signale les pages devenues fausses, qui sont refabriquées à la visite suivante. Le gérant modifie son prix, il rafraîchit, c'est à jour.
- Les photos passent par le serveur. Une route dédiée reçoit l'image, la range dans le stockage et renvoie son adresse publique — avec un plafond de taille et un contrôle du type de fichier. Le navigateur n'écrit jamais directement dans le stockage.
- Savoir ce qui intéresse les gens. Les vues de fiches et les clics vers les annonces sont comptés, et alimentent un écran de statistiques. C'est peu de chose, mais ça répond à la seule question que se pose un vendeur : sur quoi les gens cliquent, et qu'est-ce qui ne part pas.
- Marquer une vente. Un produit vendu garde sa date, son prix réel et le canal par lequel il est parti. Puisque la transaction se fait ailleurs, c'est la seule façon de savoir ce que le site a réellement rapporté.
Ce que j'en retiens
Ne pas construire le panier était la bonne décision, et c'est celle qui m'a demandé le plus de conviction. Un tunnel de paiement, c'est de la conformité, des remboursements et un stock juste — pour une activité qui se fait très bien sur des plateformes existantes. Le site fait ce qu'il doit faire : donner envie, et mettre en relation.