No-Code IGA
Une plateforme de gouvernance des identités et des accès, construite avec un partenaire industriel et un laboratoire de recherche.
Dans une organisation, chaque arrivée, changement de poste ou départ doit se répercuter sur tous les outils : annuaire, messagerie, logiciel de gestion. Fait à la main, c'est long, et surtout ça laisse des comptes ouverts derrière — un ancien salarié qui garde son accès est une faille qui ne se voit pas. Le projet consistait à construire la passerelle qui automatise ces mouvements, et à la rendre configurable sans écrire de code.
Ce que la plateforme fait
Provisionnement
Création, mise à jour et fermeture automatiques des comptes vers Active Directory et vers le logiciel de gestion.
Circuits de validation
Les parcours d'approbation décrits en BPMN et CMMN, modifiables par un administrateur sans toucher au code.
Authentification centralisée
Session unique par Keycloak, jetons signés, et contrôle des rôles à chaque appel.
Traçabilité
Chaque mouvement de compte est journalisé, avec une recherche sémantique sur l'historique.
Le banc d'essai
Une passerelle de ce genre ne se teste pas contre des jeux d'essai : il lui faut de vrais systèmes en face. Nous avons donc monté l'écosystème complet en conteneurs — un annuaire avec son interface d'administration, le gestionnaire d'identités qui orchestre les mouvements de comptes, et un logiciel de gestion comme système cible.
C'est un travail qu'on ne montre jamais et qui prend un temps considérable : trois piles à faire démarrer, à faire se parler, et à remettre dans un état connu après chaque essai. J'en ai tiré un guide d'installation pour le groupe, parce qu'un environnement que les autres ne savent pas relancer ne sert à personne.
Ce que j'y ai appris
C'est mon premier contact avec un contexte industriel : des contraintes qui ne viennent pas d'un énoncé, un partenaire qui a ses propres standards, et un existant qu'on ne remplace pas. J'y ai découvert la gestion des identités, un domaine où la question n'est jamais « comment donner un accès » mais « comment être sûr de savoir le reprendre ».